Les Sous-Titres pour une vidéo Digital Learning

Pourquoi ajouter des sous-titres dans une vidéo ?

L’ajout de sous-titres permet de répondre à de nombreux objectifs :

  • Répondre à une problématique d’accessibilité, en apportant une solution par rapport à un handicap (ex : malentendant).
  • Pouvoir diffuser un contenu à l’international sans pour autant devoir « localiser » l’audio, en y intégrant les sous-titres de la langue du pays ciblé.
  • Lire une vidéo en coupant le son. Pratique si l’on ne dispose pas d’écouteurs et que l’on ne peut pas utiliser le hautparleur.
  • Faciliter la compréhension du contenu lorsque la qualité d’enregistrement n’est pas optimale, ou lorsque les audios d’une vidéo ne sont pas très intelligibles.

Quel outil utiliser ? 

Plusieurs grands acteurs du monde de la vidéo ont compris l’intérêt d’ajouter des sous-titres.
C’est notamment le cas de YouTube qui a développé un sous-titrage automatique pour toutes les vidéos de sa plateforme.

Plusieurs outils ont également vu le jour dans le but de proposer un service de retranscription automatique et de simplifier l’intégration de sous-titres dans les vidéos comme Capté ou encore Happy Scribe.

Chez SmartCanal, nous avons testé une plateforme française créée en 2012 : Authôt 

Authôt a 3 cas d’usage :

  • La retranscription pour la postproduction (création de scripts écrits)
  • Le sous-titrage pour diffuser le contenu à un plus large public (international, malentendants …)
  • L’indexation pour obtenir des data de textes et ainsi obtenir un référencement naturel de son contenu multimédia (mots clés ou description de sa vidéo)

C’est un outil simple d’utilisation et qui permet d’optimiser votre temps en postproduction.

Les bonnes pratiques pour le sous-titrage

  • Relire et relire :  quel que soit l’outil utilisé, il s’agira de lire la vidéo et de corriger directement dans le script retranscrit par l’un des outils. En effet, de mauvaises interprétations de l’IA (utilisée dans ce genre d’outils) peuvent se glisser à l’intérieur de la retranscription.
  • Une fois la vidéo traitée et le texte corrigé, refaire une autre passe pour se concentrer uniquement sur les éventuelles fautes d’orthographe.
  • En dernier lieu, il faudra exporter le texte en format VTT ou SRT.

Le format SRT vs le format VTT

Le SRT est le format le plus couramment utilisé pour ajouter des sous-titres à des vidéos. S’il est facile à prendre en main, ses fonctionnalités restent cependant assez limitées. Il se contente des fonctions de base d’édition de texte : Gras, Italique,Souligné.

Le VTT est une version plus évoluée du SRT, qui offre une meilleure compatibilité HTML5 et plus de fonctionnalités. On y retrouve les mêmes fonctions d’édition que pour le SRT auxquelles s’ajoute la possibilité d’utiliser différentes polices de texte, d’ajuster la couleur ou d’insérer des commentaires à l’intérieur du fichier. Sa compatibilité HTML5 lui permet d’utiliser des balises HTML pour ajouter par exemple le nom d’un locuteur ou de personnaliser le positionnement des sous-titres lors de leur lecture.

Pour un même média (vidéo ou audio), plusieurs fichiers de langues différentes peuvent être intégrés. Le contenu sera alors adapté à tout public.

Quelques règles d’usage lors de l’édition d’un SRT ou VTT

La mesure principale est le nombre de caractères par ligne (CPL). Il est généralement compris entre 35 et 40 CPL.

D’un point de vue mise en forme, il est recommandé de mettre les sous-titres sur 2 lignes, sous forme de pyramide inversée (2ème ligne plus petite). Cela permet de rendre la lecture plus facile et d’éviter d’avoir soit une longue ligne à lire soit des sous-titres qui défilent trop rapidement. C’est ce qui est le plus pratiqué par les différents créateurs de contenus comme Netflix et les médias journalistiques comme la BBC. 

Et vous quel format utilisez-vous pour vos sous-titres vidéo ?

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