Comment débuter dans le Digital Learning ?

Dans ce nouvel épisode de notre série Education & Digital Learning, Thierry Nadisic, chercheur en sciences du comportement et professeur à l’EM Lyon Business School, nous livre ses secrets et ses conseils pour bien débuter dans le Digital Learning.

Plutôt habitué à dispenser des cours en présentiels et écrire des essais, il s’est livré pour la première fois à un exercice de digitalisation de cours, en participant à un projet qui a consisté à mettre sous forme de formation digitale deux de ses livres : « S’épanouir sans gourou ni expert » et « Le management juste ».

Retrouvez ci-dessous la vidéo de notre échange et sa retranscription.

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Vidéo : Comment débuter dans le Digital Learning ?

Restranscription :

COMMENT DÉBUTER DANS LE DIGITAL LEARNING ?

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Thierry Nadisic, je suis professeur à l’EM Lyon Business School et ma spécialité est la transformation des comportements en particulier dans le management. J’ai participé à un projet qui a consisté à mettre sous forme de formation digitale deux livres que j’ai écrits ; « S’épanouir sans gourou ni expert » et « le management juste ».

Quel était ton rapport au digital learning au début de cette expérience ?

Pour moi, ce qu’on appelle le digital learning ou la formation digitale en français, c’était quelque chose de complètement nouveau.
La première fois que j’en ai entendu parler, je me suis demandé si c’était quelque chose qui pouvait un jour me concerner sachant que je travaille sur les comportements humains dans les organisations.

Pour moi, c’était impossible d’agir sur les comportements humains par l’intermédiaire d’une formation à distance. Avant de réaliser ce projet, j’imaginais la formation digitale sous la forme de MOOC, quelque chose de très simple, c’est-à-dire un professeur, un universitaire et un expert qui déroulaient un savoir un peu comme s’ils étaient dans une université ou dans un amphithéâtre et qu’ils étaient sur une estrade.

C’était dur de se lancer ?

Je me demandais comment j’allais pouvoir en quelques mois réaliser l’ensemble des tâches qu’il faut réaliser pour arriver à un produit final.
Je me disais que ça allait être lourd et je n’avais pas tort ! C’était même encore plus chargé que ce que je pensais.
Il faut réserver beaucoup plus de temps que si on prépare un cours traditionnel. Parce que dans le cours traditionnel il y aura plein de choses qu’on pourra gérer le moment venu. Alors que là il faut tout gérer en amont, tout préparer bien avant.

Qu’est-ce qui t’a convaincu ?

La mise en place de ce programme était pour moi importante. Je savais que j’avais envie de le faire tout simplement parce que c’est l’avenir du métier de professeur qui est en jeu.
Aujourd’hui, tous les métiers changent et se transforment; avec l’intelligence artificielle, les réseaux sociaux, les transformations technologiques et les transformations sociétales également.
Je sais que le métier de professeur a changé donc je me suis dit que c’était une belle opportunité pour réinventer mon métier.

Quels ont été les points essentiels dans la préparation de ce projet ?

L’action des professionnels qui m’a accompagné dans la mise au point du certificat était au départ ce que l’on pourrait appeler un challenge, un défi, une mise à l’épreuve ou un test de ce que je présentais.
En effet, ça m’aidait à bien vérifier la logique que j’avais. À bien vérifier l’ensemble des compétences que je projetais et visais à l’issue du certificat. Et que tout était bien cohérent.

Ce fut très bien de pouvoir avoir cet échange. Quand on est professeur et qu’on met au point un programme d’enseignement et de formation, on a assez rarement cette capacité, cette opportunité d’échanger et de vérifier que ce qu’on fait tourne bien.
Dans la préparation des séquences pédagogiques qui permettaient d’acquérir les compétences visées, il fallait trouve la bonne répartition entre les exercices, les contenus, les tests et les travaux de groupe.

Il a également fallu trouver le bon équilibrage entre les différents modules eux même. Pour qu’ils soient bien équilibrés et aient une bonne progression.
De ce point de vue là, c’est bien venu d’avoir l’aide de personnes extérieures.

Que penses-tu de l’accompagnement et des conseils de SmartCanal tout au long du projet ?

À mon avis, le travail réalisé sur ce programme digital ne peut être fait qu’avec une bonne équipe bien pro avec laquelle on peut se coordonner en confiance. Et c’est ce que j’ai vécu.
J’avais plusieurs experts qui m’aidaient et c’était génial, j’ai vraiment eu l’impression d’être très très bien accompagné avec des gens dont c’était le métier.

Mon métier c’est un métier de professeur. C’est à la fois celui qui produit des contenus, des connaissances, des méthodes et qui gère les processus pédagogiques. Mais là, mettre tout cela sous forme digitale, c’était vraiment une métier différent. Et j’avais absolument besoin d’experts qui m’encadrent, qui m’accompagnent et qui me conseillent.
Ce fut le cas et c’est aussi pour ça que j’ai vécu une super expérience et que je suis très heureux du résultat.

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